THESE sur la politique des ZEP des années 60 à 2005 : "La scolarisation des moeurs. Socio-histoire de deux politiques de scolarisation, en France, depuis la Libération", par Philippe Bongrand, juin 2009

mardi 30 juin 2009

La scolarisation des moeurs. Socio-histoire de deux politiques de scolarisation, en France, depuis la Libération.

Thèse soutenue par Philippe Bongrand le 27.06.09 à Amiens - Faculté de Droit et de science politique de l’Université de Picardie Jules Verne

La thèse s’interroge sur le processus de scolarisation, entendu comme ensemble de dynamiques sociales, politiques et scientifiques qui institutionnalisent l’école comme instrument de gouvernement des populations.
Ce processus est ici envisagé sous l’angle de l’action publique. Des réformateurs, groupements économiques, enseignants, administrateurs ou savants façonnent l’institution scolaire de manière à produire des comportements collectifs ; simultanément, ils mettent en scène l’institution scolaire de manière à ce que les familles la perçoivent et la pratiquent comme une ressource au service de leur intérêt (notamment pour l’avenir socioprofessionnel, individuel, des enfants). Les terrains d’enquête, d’échelle diverse, sont liés à deux politiques publiques :
- la réforme de l’enseignement (de 1944 aux années 1960) qui a débouché sur la mise en place d’un système éducatif
- la politique des zones d’éducation prioritaires (des années 1960 à 2005) qui maintient ce système là où des conditions sociales entament la crédibilité de ses promesses.
L’analyse repose principalement sur des archives publiques et documents imprimés.

Jury :

- Yves Déloye, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre de recherches politiques de la Sorbonne (rapporteur)
- Pascale Laborier, professeure à l’Université de Picardie Jules Verne directrice du Centre Marc Bloch, Berlin (directrice de thèse)
- Patrick Lehingue, professeur à l’Université de Picardie Jules Verne, Centre universitaire de recherches sur l’action publique et le politique. Épistémologie et sciences sociales
- Dominique Pestre, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, Centre Alexandre Koyré
- Antoine Prost, professeur émérite à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire sociale du XXe siècle
- Agnès van Zanten, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique, Observatoire sociologique du changement, Institut d’études politiques de Paris (rapporteure)

Note du QdZ : Cette thèse a obtenu la mention "très honorable" et "les félicitations du jury".


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